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Marie-Laure et Daniel EISCHORN sont heureux de vous accueillir dans leur nouvel espace virtuel... et réel !En effet, vous découvrirez une toute nouvelle exposition dans le patrimoine du quartier.
Foire de Libramont
La Maison EISCHORN était représentée sur le site forestier de PaliseulJOURNAL DE LA FOIRE 2011 : 25 JUILLET Visionnez ici le reportage TV LUX (à partir de la 20ème minute)
Petite histoire de la maison
Avant-gardiste de toujours, la Maison EISCHORN s'est toujours adaptée à l'évolution et recyclée en matière d'énergie et d'installations au service des particuliers et des administrations.1957 : 1ères installations électriques au Pensionnat de Virton.
1958 : vente de machines à traire MIELE... suivies des premières lessiveuses Miele.
1969 : lancement des conduites d'eau.

1979 : 1ères installations solaires.
1980 : matériel d'incendie.
2007 : 1ères installations de chaudières à bois déchiquetés ALA TALKKARI.
2011 : 1ère participation à la foire agricole et forestière de Libramont.
La chaîne évolutive des machines à laver
(Source: cairn.info)Si la firme Miele se distingue par une production presqu’exclusivement vouée à la machine à laver, elle s’illustre aussi par la diversité des modèles et la complexité de leur évolution.
La première machine née très tôt, en 1903, est le point de départ d’une chaîne évolutive ancienne et complexe qui portera surtout sur la variété des systèmes de transformation des mouvements, en l’occurrence les engrenages Miele.
On y reconnaît le goût de la performance mécanique hérité de la fabrication de machines à usage agricole, en particulier les barattes. Ces origines perdureront très longtemps. La production d’articles périmés se prolongera en même temps que celle de modèles plus performants. Malgré une connaissance certaine des produits fabriqués aux États-Unis, les machines à laver Miele garderont jusqu’à la guerre une incontestable allure « rétro ». Il faudra attendre la profonde secousse des années 1939-1945, et la destruction des unités de production, pour que Miele abandonne ses spécificités.
Spécificité d’abord du matériau : la première machine à laver est constituée d’une cuve en bois, cerclée de fer comme un tonneau. Cette cuve, cannelée à l’intérieur pour multiplier les frottements du linge, est cylindrique, légèrement conique ou polygonale.

En 1930, apparaît la première machine à laver à cuve de métal. Mais les commerçants et les ménagères continueront à réclamer des cuves en bois qui seront fabriquées jusqu’en 1960. L’atelier de scierie demeurera, de ce fait, l’un des plus importants de l’usine jusqu’à cette date.
Les machines à laver Miele se distinguent aussi par leur mode de lavage. Elles adoptent dès le début un système à agitateur, directement hérité de la baratte.
Celui-ci prend simultanément des formes diverses : quatre cyclindres en bois fixés autour d’un axe animé d’un mouvement rotatif, quatre palettes en bois de forme hélicoïdale accrochées à un axe vertical ou horizontal, quatre palettes en bois planes, reproductions presqu’à l’identique des battoirs de laveuses.
En 1925 apparaît la première machine à tambour horizontal, montée sur balancier. Ce nouveau système de lavage ne s’imposera qu’après-guerre, avec la première machine automatique fabriquée chez Miele en 1956-1957.

Les machines à laver Miele se distingueront aussi par la diversité des modes d’énergie mis en œuvre. Les machines à bras seront fabriquées de 1903 à 1930; les machines hydrauliques actionnées par un piston à vapeur d’eau, à simple ou double action, de 1922 à 1938. Le premier moteur électrique apparaît en 1913. Il n’est pas intégré à la machine, mais surajouté et vendu à part jusqu’en 1930. Cette année-là, le catalogue propose trois modèles à moteur, dont un à usage industriel, contre neuf machines actionnées à la main et une machine hydraulique. Ces trois spécimens peuvent aussi fonctionner, par l’intermédiaire des courroies de transmission, en liaison avec une source d’énergie générale, comme dans les usines de la fin du XIXe siècle.
Le premier modèle de machine à laver à moteur intégré et caréné ne verra le jour qu’après la guerre, en 1954.
Mais les machines Miele se distingueront surtout par l’extraordinaire variété de leurs systèmes de transmission mécanique.

En ce qui concerne les machines à bras, nous avons recensé pas moins de 8 types d’engrenages adaptés sur la cuve ou sur le couvercle : engrenages actionnés par un volant ou une manivelle, avec transmission par chaîne, dès 1903, qui sera adaptée plus tard au moteur électrique, levier vertical ou horizontal avec barre de renvoi et engrenage « en lyre » (1903-1914), système à volant vertical avec mécanisme placé sur le couvercle et mouvement renvoyé à 90o par un pignon et un engrenage « à doigts » (2 modèles de 1914 à 1930), double levier vertical ou horizontal avec engrenage en lyre (1930), leviers pendulaires avec contrepoids et engrenage supérieur ou médian (4 modèles en 1914 qui seront fabriqués jusqu’en 1930).
La complexité est tout aussi grande pour les machines à laver à moteur. Certaines fonctionnent avec une poulie à gorge reliée par une courroie à un moteur indépendant.
D’autres comportent deux engrenages unis par une chaîne; d’autres encore un système à poulie et engrenages à deux positions qui commandent, à deux vitesses, l’agitateur et l’essoreuse. Ce dernier modèle sera fabriqué, sans modification, de 1912 à 1930. Enfin, le spécimen le plus curieux permet d’actionner la machine à la fois à la main, grâce à un levier, ou avec un moteur, par l’intermédiaire d’une poulie. Il est fabriqué de 1921 à 1930.
La machine à tambour, qui sort en 1926, fonctionne aussi d’une manière complexe, par un système de bielle-manivelle et de crémaillère, qui assurent un mouvement de balancement alterné.

La chaîne évolutive des machines à laver Siemens paraît beaucoup plus simple et surtout orientée vers la performance électrique.
Le premier ustensile de lavage fabriqué par la firme en 1926 est une lessiveuse. Miele fabriquera le même type d’appareil. La première machine à laver digne de ce nom, vendue sous la marque Protos, apparaît tardivement (1928) 15 ans après la première machine à laver à moteur électrique… De ce fait elle bénéficie du chemin parcouru par les autres fabricants et se présente d’emblée comme une machine à tambour, en zinc, à axe vertical, cuve en cuivre et moteur intégré. Dans la phase de lavage, le tambour tourne lentement à l’intérieur du bac. Pour le rinçage, la cuve inclinée s’anime d’un mouvement de balancier. A l’essorage enfin, le tambour tourne très vite pour évacuer l’eau par la force centrifuge. Cette machine comporte les perfectionnements les plus innovateurs en matière d’électricité : deux forces de courant (110 et 220 volts), prise de terre, moteur à deux vitesses.
En 1932, Siemens adopte le système tambour à axe horizontal, beaucoup plus efficace, pour sa première machine automatique sans essorage, dont l’eau peut être chauffée au gaz ou au charbon. Miele fabrique en 1925 le même modèle, mais sans automatisme.
Dans les années 1950, les deux firmes se rejoignent, sans doute grâce à la guerre qui a supprimé à la fois les situations acquises et les outils de production. Miele, plus spécialisée, prend même quelque avance sur sa concurrente.
Elle sort en 1957, et Siemens en 1959, sa première machine automatique à tambour horizontal, entièrement carénée, mais encore sans essorage.

Puis, Miele en 1962 et Siemens en 1967 présentent leur première machine à laver entièrement automatique, à tambour horizontal, avec respectivement 11 et 8 programmes. Elles fabriqueront aussi de concert, à la demande de leur clientèle (Miele à partir de 1957 et Siemens en 1969), une machine semi-automatique à deux cuves, « la combinette », où l’eau de rinçage peut être récupérée dans le bac de lavage.
Aujourd’hui Miele a gardé son avantage concurrentiel en termes de qualité et Siemens a constitué une joint-venture avec Bosch : « Miele focuses on quality in the old-fashioned...
CONCLUSION
Le chemin semble ainsi très long, et semé d’essais-erreurs, qui mène de la première machine à laver fabriquée par les usines Miele en 1903, à l’intégration de l’électricité par Siemens en 1926, puis à l’automatisme en 1957. Une comparaison étendue aux autres pays développés : Europe, États-Unis et Japon par exemple permettrait de s’interroger au-delà sur les pesanteurs techniques et culturelles qui pèsent encore sur un appareil aussi universellement répandu et utilisé que la machine à laver.
(Source: cairn.info)



